Portrait pour Amandine


Faustin Linyekula & Mamu Tshi


CRÉATION 2023

Concept & chorégraphie Faustin Linyekula & Mamu Tshi (Amandine Tshijanu Ngindu)

Interpétation Mamu Tshi (Amandine Tshijanu Ngindu)

Assistant à la mise en scène Angélique Tahé
Musiques Twin Traxamus, Groupe folklorique Atandele (Kananga, RDC)

Voix additionnelles Kaku Musambi, Papa Ngindu, Papa Mako, Griot Tshimina

Vidéo Faustin Linyekula, Zima Tukala
Régie générale Veronique Kespi

Régie lumière Jean-Luc Mutrux
Régie son Luc Grandjean

Régie plateau Fabio Gaggetta

 

Production Anouk Luthier

Diffusion Florence Francisco & Gabrielle Baille - Les Productions de la Seine

 

Production Théâtre Vidy-Lausanne, avec le soutien des Studios Kabako (Kisangani, RDC)

Soutiens Arts and Humanities Division, New York University Abu Dhabi

Remerciements Tantine Pauline Bibomba et toute la famille à Kanyuka, RDC, Zima Tukala (yo moko oyebi), Victor Bafuafua, Sylvie Makela et le Salon Tribus Urbaines



Portrait pour Amandine

Amandine Ngindu, éminente danseuse de krump lausannoise d’origine congolaise sous le nom de Mamu Tshi, rencontre le chorégraphe Faustin Linyekula basé à Kisangani (RDC) à Vidy en 2020. À l’été 2022, elle et il voyagent ensemble dans la région du Kasaï à la rencontre d’une grand-mère avec laquelle elle n’a pas de langue commune, à la rencontre d’un Congo qu’il ne connait pas.

Ce portrait dansé de Mamu Tshi s’écrit au retour de ce voyage, sur le seuil entre Lausanne et le Congo, entre jadis et aujourd’hui, entre ce dont nous héritons et ce que nous choisissons.
[Éric Vautrin, dramaturge du Théâtre Vidy-Lausanne]

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 À la recherche du Congo

Depuis près de 30 ans, Faustin Linyekula perçoit son corps et sa danse comme un moyen de partir à la recherche du Congo, son pays et celui de ses ancêtres, pays des guerres sans fin et des tragédies quotidiennes. Le Congo lui apparaît comme un miroir brisé par les colonisations, passées et actuelles, et le chorégraphe en quête patiemment les morceaux éparpillés. Son corps, sa voix ou son souffle, son propre nom ou ses rencontres sont pour lui des archives vivantes et engrammées de ce pays.

Installé à Kisangani, il connaît mal le Kasaï, région centrale du Congo à 1000 km à l’est de la capitale. Le Kasaï est le territoire d’une des plus anciennes cultures d’Afrique Centrale.

 

Un nom comme mémoire

De son côté, Amandine Ngindu vit à Lausanne. Ses parents s’y sont installé·e·s à leur départ de RDC et elle n’y est presque pas retournée. Elle pratique le krump, une danse urbaine d’origine américaine dont elle est devenue l’une des éminentes représentantes internationales. Le krump est une danse particulièrement expressive apparue dans les ghettos de Los Angeles comme un éloge à la vie et pour exorciser la violence sociale.

En se choisissant son nom de scène, Mamu Tshi se tournait vers le Kasaï – car un nom permet de se situer, il nous identifie tout en nous liant à un vécu et une histoire et ainsi interdit le nombrilisme, dit Faustin Linyekula. « Ma danse est une tentative de me remémorer mon nom », a d’ailleurs souvent répété le chorégraphe.

 


 DATES DE REPRÉSENTATION

XX

XX [CH]


 

 

 





©Sarah Imsand