Contreplongées


Panagiota Kallimani


Chorégraphie Panagiota Kallimani
Danseurs Laurie Young ou Mai Ishiwata, Emilio Urbina, Panagiota Kallimani
Acteur Alexandro Siatras

Scénographe Heike Schuppelius, assisté de Kalomamas Byron        

Musique Stavros Gasparatos      

Costumes Penny Calle et Nella Ioannou

Lumières Sakis Birbilis

Régie générale & régie lumière Anne-Claire Simar

Exposition photos & maquettes Giorgos Loukrezis

Production & diffusion Florence Francisco - Les productions de la Seine

Remerciements à Alain De Larminat

 

Durée 50 minutes

 

Production déléguée Les Productions de la Seine

Coproduction Centre culturel Onassis Athènes – Grèce

Résidence d’artiste CCN Roubaix Nord-Pas-de-Calais

Avec le soutien en résidence du Théâtre Paul Éluard de Choisy-le-Roi.

Répétitions 2013-2014 Centre culturel Onassis Athènes (Grèce), Théâtre Paris – Villette (France), Ménagerie de Verre – StudioLab (France), Centre national de la danse Pantin, Île de France (France) 



CONTREPLONGÉES

Ce projet est une plongée dans notre labyrinthe intérieur. A la faveur de la crise économique que traverse la Grèce actuellement, ce spectacle se propose de revisiter la sensation d'enfermement, la perte des sens et la reconquête d'identité.

Celui qui arpente les rues d'Athènes ne saurait ignorer les modifications profondes que la crise fait subir aux habitants de la capitale. Les Sans Domicile Fixe (SDF) qui peuplent ses rues sont d'un genre nouveau ; des gens "normaux" dont jamais nous aurions pu imaginer qu'ils se retrouveraient un jour sans toit pour les abriter.

 

C'est ainsi que j'ai fait la connaissance d'un couple de sexagénaires amoureux : sans travail et sans famille pour les secourir ; ils ont élu domicile dans la rue. A l'un et à l'autre j'ai confié des appareils photographiques jetables et prié de photographier "Tout ce qu'ils aimeraient avoir", "Ce qui les rendrait heureux". Les appareils photographiques ont circulé parmi d'autres SDF de leur connaissance, livrant à chaque fois des images surprenantes, à rebours de mes attentes convenues. Certes, j'ai récupéré des images de lits douillets, de chaussures photographiées dans des vitrines, de repas chauds, mais ces photographes amateurs, qui évoluaient dans la ville "comme des touristes", m'ont également transmis des images de pigeons et de tendres portraits. Pour survivre dans la rue, les SDF ne peuvent jamais s'endormir tout à fait ; tous leurs sens (et surtout l'ouïe) doivent rester en éveil. Qu'en est-il de leur odorat, de leur goût ? Comment évolue le toucher quand on doit empiler des couches de vêtement pour protéger son corps contre le froid et les agressions extérieures ? On a coutume de penser que les sens des SDF s'aiguisent comme ceux des chiens dont ils souvent accompagnés. Cela fait référence pour moi à l'enfermement, au labyrinthe et, par ricochet, au Minotaure (créature mi-humaine, mi-animale). Pour autant, ce spectacle ne vise pas à mettre en scène la vie de ces SDF d'un nouveau genre. Cette rencontre m'a profondément questionnée sur l'enfermement, sur l'espoir et sur mes propres désirs de bonheur.

 

Comment retrouver ses capacités physiques et morales quand on se sent perdu ? Qu'est-ce qu'on espère ? Comment dépasser les obstacles ? Où est la sortie ? J'aime penser qu'il existe une porte à découvrir.  

 

Autour de la pièce, une exposition
Celui qui arpente les rues d’Athènes ne saurait ignorer les modifications profondes que la crise fait subir aux habitants de la capitale. Les Sans Domicile Fixe (SDF) qui peuplent ses rues sont d’un genre nouveau ; des gens «normaux» dont jamais nous aurions pu imaginer qu’ils se retrouveraient un jour sans toit pour les abriter. C’est ainsi que Panagiota fait la connaissance d’un couple de sexagénaires amoureux : sans travail et sans famille pour les secourir ; ils ont élu domicile dans la rue.
A l’un et à l’autre elle a confié des appareils photographiques jetables et prié de photographier Tout ce qu’ils aimeraient avoir, Ce qui les rendrait heureux. Les  appareils photographiques ont circulé parmi d’autres SDF, livrant à chaque fois des images surprenantes, à rebours de mes attentes convenues. Certes, elle a récupéré des images de lits douillets, de chaussures photographiées dans des vitrines, de repas chauds, mais ces photographes amateurs, qui évoluaient dans la ville « comme des touristes », lui ont également transmis des images de pigeons et de tendres portraits.
Pour survivre dans la rue, les SDF ne peuvent jamais s’endormir tout à fait ; tous leurs sens (et surtout l’ouïe) doivent rester en éveil. Qu’en est-il de leur odorat, de leur goût ? Comment évolue le toucher quand on doit empiler des couches de vêtement pour protéger son corps contre le froid et les agressions extérieures ? On a coutume de penser que les sens des SDF s’aiguisent comme ceux des chiens dont ils sont souvent accompagnés. Cela fait référence, pour elle, à l’enfermement, au labyrinthe et, par ricochet, au Minotaure (créature mi- humaine, mi- animale).

 


DATES DE REPRÉSENTATION

11 février 2016 

Ville de Pamiers (FR)

 

 

24 & 25  février 2014 

Théâtre Paris Villette (FR)

6 & 7  février 2014

Centre culturel Onassis, Athènes (GR)





© Marilena Staphylidou