> Marion Duval


©Dorothée Thébert Filliger
©Dorothée Thébert Filliger

 

Conception Marion Duval, Florian Leduc
Interprétation Cécile Druet, Sophie Lebrun, Camille Mermet, Mélanie Vinolo

Assistanat Mathilde Fernandez
Scénographie et lumières Diane Blondeau, Florian Leduc
Regard extérieur Aurélien Patouillard
Son et régie Diane Blondeau
Costumes Severine Besson
Administration Mauve Serra

Diffusion Les Productions de la Seine

 

Production Chris Cadillac

Soutiens Commune de Renens, Ville de Genève, Canton de Genève, Loterie Romande, Migros Vaud, Ernst Göhner Stiftung, Pro Helvetia


Avec l’aide de trois comédiennes, un fantôme et une  voiture, LAS VANITAS vient semer le doute entre réel et fiction, écriture et improvisation, scandale et canular, amateurisme et virtuosité. Dans le public, éclats de rires, doutes et silences interrogateurs se côtoient de près. Les interprètes,
largement motivées par l’impératif de plaire à leur spectateurs, déploient tout ce qu’elles sont et tout ce qu’elles trouvent à leur disposition. Cette surenchère irrationnelle et cette volonté de dépense disent un appétit de vivre insatiable, et posent une question : dans quelle mesure suis-je responsable de ce qui se passe devant mes yeux de spectateur ?
Si au démarrage la pièce s’apparente plus au piratage d’un espace public, puis au piratage d’un spectacle de rue, LAS VANITAS révèle rapidement sa qualité de spectacle-drogue.
Deux axes dramaturgiques le permettent :
1. le dispositif dresse continuellement un parallèle entre spectacle et spectacle de soi
2. les interprètes, la scénographie et la dramaturgie parasitent et englobent un maximum d’évènements surgis du contexte environnant pour faire fusionner systématiquement accidents et magie.
D’abord cruel exercice de survie théâtrale dans lequel des interprètes désolidarisée rivalisent et se massacrent pour l’amour du public, la pièce se
résoudra dans la création d’une dynamique collective où on les verra se libérer de notre regard et nous quitter vainqueuses à jamais.